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Radeau de survie : où l’installer pour qu’il soit utilisable en quelques secondes ?

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Radeau de survie : où l’installer pour qu’il soit utilisable en quelques secondes ?

Où ranger son radeau de survie sur un voilier ? Les 5 emplacements comparés

Pourquoi l’emplacement du radeau de survie compte autant que le radeau lui-même

Un radeau de survie, on ne l’utilise qu’en dernier recours. Mais avant de pouvoir embarquer à l'intérieur, il faut le mettre à l’eau, et c’est là que tout se joue : un radeau inaccessible, trop lourd à déplacer ou bloqué par du matériel peut faire perdre des minutes précieuses.

Conteneur rigide ou sac souple : le premier choix à faire.

Deux décisions s’imposent à l’achat ou à la location : la taille du radeau, qui dépend simplement du nombre de personnes que vous embarquez, et le type d’enveloppe, qui conditionne l’emplacement possible.

Le conteneur rigide (en polyester) est conçu pour affronter les intempéries. Il supporte les embruns, les UV et les chocs, mais il est plus volumineux.
Le sac (souple) est généralement moins cher et un peu plus léger, mais il résiste moins bien aux UV et à l’usure. Il doit être rangé à l’abri, dans un coffre.

Les cinq emplacements possibles, un par un :

1. Sur le pont

C’est l’emplacement le plus répandu sur les voiliers de petite et moyenne taille. Le conteneur est calé dans un berceau, en hauteur : il suffit de le faire glisser et de le basculer par-dessus le balcon, ou sous les filières.

Les plus : lancement rapide, compatible avec un système de largage automatique.
Les moins : très exposé aux éléments.

2. Dans un coffre de cockpit

Sur les petits voiliers, où la jupe arrière et le pont manquent de place, le coffre est souvent la seule solution. On choisit alors un sac, plus compact qu’un conteneur.

Le piège : le radeau finit enseveli sous la gaffe, les pare-battages, l’ancre de mouillage ou le barbecue. Quelques bonnes pratiques :

Consacrez un coffre entier au radeau, au sac de survie et aux fusées de détresse.
Remplissez l’espace jusqu’au couvercle, pour qu’on ne puisse rien empiler dessus.
Ne sanglez pas le sac, afin de pouvoir le sortir d’un seul geste.
Fixez un solide anneau d’amarrage pour la bosse du radeau, que l’on n’oublie pas d’attacher avant de le jeter à l’eau.

Les plus : bien protégé des UV, des chocs et des vols.
Les moins : accès moins rapide, et risque de voir du matériel s’entasser par-dessus.

3. Sur le balcon arrière

C’est la préférence de nombreux skippers expérimentés, quand la place le permet : un berceau en inox fixé au balcon arrière. Le radeau reste hors de portée des équipiers pendant la navigation, mais il est très accessible en urgence.

Un bon système se déclenche en tirant simplement une goupille de sécurité : la cage s’ouvre et le conteneur tombe à l’eau tout seul, sans choc. On peut même concevoir le dispositif pour le lancer depuis l’eau, un vrai atout pour le navigateur solitaire. Le berceau peut être verrouillé au port, mais pensez à le déverrouiller avant chaque sortie.

Les plus : simple à lancer, quelle que soit la force physique de l’équipier.
Les moins : il pèse lourd sur les fixations du balcon.

4. Dans ou sur la jupe de poupe

Les voiliers dotés d’une jupe arrière offrent un bon emplacement, soit avec un berceau comme sur le balcon, soit avec un petit coffre aménagé.

Attention : un berceau installé tout près de l’eau peut être régulièrement submergé par une mer qui vient de l’arrière. Un coffre étanche muni d’un drain est préférable. Même s’il est facile à lancer depuis la plage arrière, rappelez-vous que celle-ci n’est pas l’endroit le plus sûr par mer forte.

Les plus : à l’écart des équipiers, largable même depuis l’eau, plutôt protégé.
Les moins : humide, et pas toujours accessible.

5. À l’intérieur du bateau : à éviter

Au sec, à l’ombre et à l’abri des vols, le carré semble idéal. En réalité, c’est le pire choix, pour deux raisons :

Le poids. Un radeau est lourd. Le monter par l’échelle de descente puis le faire passer par le capot demande de la force : même un sac pour quatre personnes peut être difficile à soulever pour certains équipiers.
L’urgence. En cas d’incendie, on pense à sortir, pas à attraper le radeau. On se retrouve sur le pont sans moyen de quitter le bateau, et il est alors trop tard pour retourner le chercher.

Les plus : au sec, protégé du soleil, à l’abri des vols.
Les moins : difficile d’accès en urgence, et lourd à remonter.

Si vous louez un radeau pour une traversée, une régate ou une saison, choisissez le modèle (conteneur ou sac) en fonction de la place disponible à bord et de l’endroit où vous comptez le stocker. Sur www.rado2loc.com, vous trouvez des radeaux de survie proposés par des particuliers : repérez d’abord votre emplacement, puis sélectionnez le format qui s’y installe en toute sécurité.